Rouen : De nouveaux projets pour les églises de la ville

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La commune de Rouen vient de révéler les attributaires du projet de la vente des quatre églises : Saint Paul, de Saint-Pierre-du-Châtel, de Sainte-Croix-des-Pelletiers et Saint-Nicaise.

L’appel à projet, lancé à l’origine de cette décision, a été l’occasion d’élaborer un cahier de charges global mais aussi un autre propre à chaque établissement. Le nombre des offres proposées par les porteurs de projet s’élève à douze divisées comme suit : cinq offres relatives à l’église de Sainte-Crois-des-Pelletiers, quatre autres pour l’établissement de Saint-Pierre-du-Châtel, trois pour l’organisme de Saint-Nicaise et aucune proposition sur l’église de Saint-Paul. Par conséquent, le jury, statuant sur les dossiers, a retenu trois projets marqués par leur originalité et le respect des lieux sacrés.

D’une part, le projet de la Métropolitaine, mené à la fois par Camille Zolli, Olivier Motte et Céline Berville, a été retenu pour la Saint-Pierre du Châtel. En plus d’un restaurant à deux niveaux, le nouvel investissement vise à mettre en place trois chambres hôtelières et un rooftop. Le projet maintiendra ainsi la structure du gabarit de l’église tout en établissant une terrasse offrant un regard stratégique sur les toits de Rouen et le sommet de l’église. L’architecture gothique de Saint-Pierre du Châtel sera par ailleurs préservée au niveau de chaque étage.

D’autre part, l’église de Saint-Nicaise sera, quant à elle, transformée en une brasserie de bière artisanale « Ragnar ». Pour valoriser ce lieu historique, Benoît Rousset, Pierre-Marie Soulat et Judicaël de La Soudière-Niault ont proposé de réserver une partie de l’emplacement pour l’accueil du public et la consommation sur place.

Enfin, le projet « Bek’Miettes » remplacera la Saint-Croix-des-Pelletiers. Porté par Franck Poonseel, Céline Berville, Pascal Givon, Yohan Chubert, et Edouard Laubies, la nouvelle idée consiste à établir un espace de co-working etde co-living. C’est ainsi que le nouvel endroit sera dédié non seulement à la restauration mais aussi à l’accueil du public et des évènements.

Rappelons que la vente de ces établissements religieux, qui est loin d’être à but lucratif, a pour objectif principal de sauver l’ensemble de ces patrimoines historiques.