Rouen capitale européenne de la culture : une candidature à grande échelle

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©Aletheia Press, Benoit Delabre Après Lille et Marseille, Rouen veut entrer dans la lumière en devenant, en 2028, capitale européenne de la culture.

C’est un projet que les élections municipales, le confinement et la crise de la Covid-19, avait un peu éclipsé. Il est pourtant toujours d’actualité : Rouen est candidate pour devenir en 2028, la capitale européenne de la culture.  Un projet qui a vocation à être structurant pour le territoire, bien au-delà des frontières rouennaises.

« C’est l’un des deux objectifs prioritaires de notre mandat municipal, métropolitain, et même territorial ». Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen et président de la Métropole, a résumé le 12 novembre la volonté collective du territoire, de faire de Rouen la capitale européenne de la culture en 2028. Un projet qui dépasse largement les frontières rouennaises. « Notre candidature a pour colonne vertébrale toute la Seine Normande, de Vernon au Havre, a assuré Daniel Havis, le président l’association « Rouen-Normandie 2028 – capitale européenne de la culture » à l’issue de l’assemblée générale, réunie ce 12 novembre. Une assemblée qui a montré la cohérence de vision et la cohésion entre les collectivités territoriales rassemblées au sein de l’association.  « L’enthousiasme est vraiment au rendez-vous au sein de chaque EPCI, a confirmé Christine de Cintré, vice-présidente de l’association et présidente de Rouen Normandie Tourisme. Il y a une adhésion collective à l’idée de transformer durablement le territoire. »

Mobiliser les acteurs économiques…

Car au-delà de l’année 2028, la désignation de Rouen comme capitale européenne de la culture créerait évidemment une vraie dynamique sur le territoire. Si des artistes nationaux, voire internationaux, seront probablement sollicités, les acteurs locaux sont conviés apporter dès à présent leur pierre à cet édifice. « Notre désir est, évidemment, de faire travailler les artistes locaux, appuie Christine de Cintré. Mais pas seulement à l’heure de la représentation. Ils devront prendre leur place dès la construction du projet, dès la création du cahier des charges. »  Coté fréquentation, 9 à 10 millions de visiteurs pourraient être générés par une telle nomination. Une manne colossale pour les acteurs du tourisme et de la culture, et, en rebond, pour l’ensemble du tissu économique rouennais, voire normand. « La Région soutient pleinement ce projet, qui pourrait être un véritable phare pour toute la Normandie », a ainsi défendu Michèle Rouveix, conseillère régionale.

… et les habitants

Déjà de grands noms rouennais, comme la Matmut, Altytud Télécom, la Caisse d’épargne… sont au sein de l’association. Mais d’autres pourraient rapidement rejoindre le groupe. « Nous avons le projet d’un club d’entreprises » a raconté Daniel Havis, PDG de la Matmut. Avec aussi la volonté de démontrer au jury qui désignera la capitale la mobilisation collective générée par le projet. « Nous souhaitons une co-construction de ce projet avec le tissu économique, mais aussi avec tous les habitants, a poursuivi Christine de Cintré. Les grands succès des Capitales, ont toujours été quand la population était associée au rendez-vous. » Ainsi dès à présent, des réunions publiques et thématiques seront organisées sur tout le territoire, pour permettre aux habitants d’apporter leur pierre à l’édifice.

Le dossier de candidature devra être déposé en 2022. Et nous saurons en 2023, qui de Rouen, Clermont-Ferrand ou Bourges, succèdera à Lille et Marseille comme capitale française de la culture européenne…

Pour Aletheia Press, Benoit Delabre