L’écosystème Cléon 4.0 continue à fédérer

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© Aletheia Press / B. Delabre Didier Poillerat, le directeur général du CHI et Vincent Laudat, le président de la CCI Rouen Métropole, entourés de différents membres de l’écosystème Cléon 4.0.

Après DS Smith et Baudelet Environnement, c’est au tour du Centre hospitalier intercommunal – Elbeuf, Louviers, Val-de-Reuil de rejoindre le réseau d’entreprises Cléon 4.0. Un réseau qui crée et entretient des synergies locales entre grands donneurs d’ordres et sous-traitants.

Créé en 2017, l’Ecosystem Cléon 4.0 ne cesse de rassembler les entreprises de son territoire. Après DS Smith en juin, Baudelet Environnement en septembre, c’est au tour du Centre hospitalier intercommunal – CHI -Elbeuf, Louviers, Val-de-Reuil de le rejoindre. Des arrivées qui portent à plus de 120 le nombre d’entreprises engagées dans ce réseau. Il faut dire qu’au fil des mois Cléon 4.0 montre son intérêt. Et la crise sanitaire actuelle, qui a notamment provoqué des ruptures d’approvisionnements depuis l’étranger, n’a fait que conforter son intérêt.

Montées en compétences

« Né de la volonté de grands donneurs d’ordres de la région métropolitaine rouennaise de s’investir au cœur du territoire avec les PME locales, l’écosystème Cléon 4.0 permet de favoriser les circuits courts et les relations de proximité, explique ainsi Vincent Laudat, le président de la CCI Rouen Métropole, la structure animatrice de Cléon 4.0. Cela s’inscrit pleinement dans les missions de la CCI. »

La vingtaine de grands donneurs d’ordre regroupés dans ce que l’on appelait il y encore peu un « cluster », partagent en effet les mêmes ambitions : élaborer une stratégie industrielle collective ancrée localement, en renforçant les liens avec les PME locales et en accompagnant leur montée en compétences. De nombreuses actions sont menées pour déployer le réseau, parmi lesquelles : des rencontres B to B avec les fournisseurs locaux, des ateliers pour la montée en compétences des entreprises, des groupes de travail composés d’industriels pour échanger sur des sujets communs (digitalisation, mobilité, amélioration continue, formation, efficacité énergétique…). L’occasion aussi d’imaginer des solutions collectives à des problématiques communes.

Un maillage de sous-traitants et fournisseurs

Une évidence ? Pas forcément. Associer Renault, EDF, BASF ou Bouygues à des centres hospitaliers ne relève a priori pas du plus grand naturel. Et pourtant le CHI d’Elbeuf, comme d’ailleurs le CHU de Rouen, ont bien rejoint ce réseau. « J’essaie d’intégrer notre CHI à son écosystème et à la vie locale, explique Didier Poillerat, le directeur général du CHI. Car l’hôpital ne doit pas être un château-fort. Nous sommes du secteur public. Nous avons un statut différent. Mais on peut se retrouver sur des problématiques particulières avec le secteur privé. » Un point de vue partagé par Djoudé Mérabet, maire d’Elbeuf et président du conseil de surveillance du CHI. « Le CHI est ancré dans son territoire depuis de très nombreuses années. L’hôpital est un donneur d’ordre important avec un budget très conséquent. Il est donc naturellement inscrit dans la dynamique locale. »  « L’écosystème Cléon 4.0 recrée un maillage de sous-traitants et de fournisseurs locaux et emmène dans son sillage une grande diversité d’acteurs : grandes entreprises, PME, start-up, filières, élus, écoles… Une démarche qui prend tout son sens aujourd’hui. » conclut Vincent Laudat.

Pour Aletheia Press, Benoit Delabre