Dans l’Eure, l’artisanat se porte bien

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Crédit photo : « De gauche à droite : Sébastien Fitos reçoit son chèque des mains d’Anne-Laure Martot, conseillère régionale, en présence de Francis Haas et Stéphane Marie (à droite) »

Le 13 mars aux Andelys, avait lieu la remise symbolique d’un chèque « coupe de pouce » à un jeune électricien. L’occasion de constater la dynamique autour du développement économique.

« Il y a dans l’Eure une vraie dynamique qui s’est créée autour du développement économique ». Stéphane Marie, le président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat était ravi, ce vendredi 13 mars aux Andelys. Il le constate le commerce et l’artisanat attirent encore. En 2019, ce sont 1 800 artisans qui se sont inscrits au registre ! En intégrant les arrêts d’activités, le solde sur l’année est largement positif à +790. Pour lui, cette dynamique est en grande partie due à la simplification des démarches. L’arrivée d’un guichet unique qui permet au postulant de s’informer et de réaliser toutes ses démarches auprès du même interlocuteur est un vrai facilitateur. Sébastien Fitos, en est l’un des témoins. Originaire de l’Aisne et installé dans l’Eure depuis 3 ans, il vient de créer son activité d’électricien aux Andelys. Un pas mûrement réfléchi tant l’idée de se mettre à son compte angoissait le jeune homme. « Je ne suis pas trop paperasse, alors… ». Mais un choix au risque mesuré aussi, grâce aux accompagnements dont il a pu bénéficier.
Le « Coup de Pouce » destiné aux TPE.
Ils ont été coordonnés entre les chambres consulaires, les réseaux d’initiative, les banques et les collectivités. Sébastien Fitos a ainsi débuté son parcours par la réalisation du stage préparatoire à l’installation : le SPI. Jusqu’il y a peu obligatoire, ce stage de 4 jours est proposé par la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Et il était pris en charge à 100 % pour les demandeurs d’emplois. « Si je n’avais pas eu cette formation, je n’aurai pas fait ce que j’ai fait, assure le jeune électricien. Je ne me serai peut-être jamais installé. C’est vraiment dommage qu’il ne soit plus obligatoire… » Grâce à cet accompagnement, Sébastien Fitos s’est aussi rendu éligible à l’aide Coup de Pouce de la Région. Destinée aux primo-créateurs ou primo-repreneurs d’entreprises, dans le périmètre de la TPE de moins de 10 salariés cette aide concerne presque tous les secteurs d’activité à l’exception par exemple de l’agriculture. Le montant d’investissement éligible ne peut dépasser 54 000 € pour les créations, ou 90 000 € pour les reprises. L’aide est proportionnelle au montant de l’investissement.
Prêts bancaires et prêts d’honneur.
Sébastien Fitos a ainsi touché 2 400 € pour participer à l’achat de sa camionnette, outil indispensable à l’électricien. Le reste de son financement, le jeune homme l’a trouvé directement auprès de son partenaire bancaire, évidemment rassuré par l’implication de la chambre consulaire et de la Région. Petit loupé dans ce programme parfait : le jeune homme n’a pas eu l’occasion de se rapprocher d’Initiatives Eure. Une étape pourtant vivement recommandée, tant le réseau Initiatives peut lui aussi s’avérer un précieux allier dans la route vers la création. Il octroie en effet des prêts d’honneur allant de 3 à 15 000 €. « Nous traitons 130 à 135 dossiers par an, raconte Francis Haas, le président d’Initiatives Eure. Et nous avons accompagné 377 artisans et commerçants en Normandie depuis 2016. Avec un montant de prêt de 6 600 € en moyenne. »